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Oona et Sallinger : un roman de « faction » réussi.

« L’amour réciproque est heureux mais ordinaire , l’amour courtois est douloureux mais noble. Salinger et Oona , c’est une histoire d’amour courtois. »


Un jour , un roman d’un dénommé Fitzgerald m’est tombé entre les mains  et depuis la littérature américaine et moi vivons une merveilleuse idylle presque imperturbable. Des livres tels que Pour qui sonne le glas , Gatsby le magnifique ou encore L’attrape-cœur élisent désormais domicile dans ma bibliothèque.

Alors , lorsqu’il m’a été donné le choix d’un livre dans le cadre de la rentrée littéraire , celui de Beigbeder s’est présentée comme celui le plus évident à lire. Oui , mon cœur a directement bondit sur ce livre , non-seulement parce qu’il parle de Jerry Salinger mais parce qu’il parle aussi d’amour , de guerre et encore  et toujours d’amour.

Oona et Salinger , c’est un roman , liant faits réels et fictifs , articulé autour  de la véritable et impossible histoire d’amour entre l’auteur de L’attrape-cœur et la jeune Oona O’Neill Chaplin , la fille du dramaturge Eugène O’Neill et la dernière femme de Charlie Chaplin. L’un ,participant en Europe au Débarquement et à la libération des camps , l’autre ,vivant en Californie  dans le luxe et la célébrité.

Ce livre m’a littéralement subjuguée , sans doute parce je suis une inconditionnelle amoureuse de l’amour, surtout lorsqu’il est douloureux et impossible. Et , bien qu’au début j’aie eu quelque peu de mal à commencer le livre une fois lancée je ne pouvais plus m’arrêter si bien que je l’ai fini en une soirée.

C’est un récit extrêmement  intéressant et assez bien écrit. On sent bien que l’auteur  a amplement fouillé son livre et s’est beaucoup documenté, qu’il n’a pas seulement voulu  inventer une histoire « à l’eau de rose » pour nous émouvoir mais qu’il a voulu nous faire entrer dans ce monde qui le passionne.

 Lire Oona et Salinger c’est faire un véritable saut dans le temps. On y  croise les ombres de personnages emblématiques de l’époque tels que Fitzgerald,Hemingway , Charlie Chaplin ou encore Truman Capote. On les voit reprendre vie petit à petit et s’animer de nouveau. On les entend chuchoter et s’esclaffer. Ils s’amusent , se disputent , se questionnent , dansent et testent leurs émotions sous nos yeux.  Le fameux Stork Club , renaît de ses ruines et on a la chance (presque) inouïe d’y pénétrer et de se mêler à sa clientèle haut de gamme. On écoute avec joie les blagues de Capote. En bref, on ne vit plus dans le XXIème siècle l’espace de quelques centaines de pages : l’immersion est totale.

Alors,  peut-on se sentir proche de personnes que l’on n’a jamais connues ? Est-il possible d’être nostalgique d’une époque que l’on n’a pas vécu ? Assurément oui, parce que je pense bien que je le suis. Lorsque j’ai refermé ce livre , j’ai eu un petit sentiment de vide semblable à celui que l’on a lorsqu’on rentre de vacances et que l’on retrouve une petite routine.  L’agitation du Stock club me manquait  et écouter les personnages me manquait terriblement aussi.

Les descriptions  de la seconde guerre mondiale sont aussi bien réussies. On évolue dans cette guerre avec le soldat Salinger au milieu des horreurs , des corps démantelés , des bombardements incessants ,  des dommages collatéraux et des conditions de vie atroces souvent omises des livres d’histoires. La guerre et l’extermination sont décrites avec une telle justesse qu’elle rendent presque justice aux victimes, morts ou survivants.  Et l’on voit  au fil des pages comment la guerre a influencé la pensé de Salinger et l’a profondément changé comme tous les autres soldats. En parallèle, on voit bien que la vie est beaucoup plus tranquille et joyeuse de l’autre côté de l’Atlantique.

Mais  mon avis n’est  pas totalement positif à propos de ce roman puisqu’il y a un élément qui m’a légèrement déplu voire gênée. L’auteur n’a pas pu s’empêcher  d’orienter rapidement l’histoire autours de lui en établissant  un parallèle entre son parcours et celui de Salinger. Alors oui , les deux hommes sont tombés amoureux de femmes beaucoup plus jeunes. Oui , ils ont tous les deux  une peur bleue de la vieillesse. Mais était-il  réellement nécessaire que Beigbeder nous raconte sa récente rencontre alcoolisée avec une jeune Lara , âgée de 25 ans de moins que lui , de façon assez peu pudique ? Non, je ne pense pas parce que , tout d’abord , ce n’était pas la promesse du livre et ensuite parce que ça n’apportait vraiment rien au livre si ce n’est quelques grammes superflus. Néanmoins certains ajouts personnels de l’auteur et quelques anecdotes étaient les bienvenues et m’ont beaucoup plu. Par exemple,Beigbeder nous révèle qu’il a une fois entrepris de déranger Salinger  dans son sanctuaire en vain et c’est cet événement qui l’a poussé à écrire ce livre.


Sans être le chef-d’œuvre de l’année, Oona et Salinger est un  livre très agréable à lire dotée d’une histoire émouvante ,  d’un romantisme fou , d’assez belles maximes  et d’un brin d’humour là où il en faut.

C’est un livre de petit littéraire sur un grand littéraire et la fille d’un autre qui selon moi en ravira plus d’un.


Avez-vous lu ce livre ? Souhaitez-vous le lire ?

Dites moi touuuuuut chers lecteurs !

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1 thought on “Oona et Sallinger : un roman de « faction » réussi.”

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